Plan « Jeune par le Sport » : 100 000 jeunes vers l’emploi d’ici 2030 – les collectivités en première ligne

Nadia MESSAOUDI, , Publié le 18 février 2026

Annoncé dès 2022, relancé après les Jeux olympiques et paralympiques, le Plan « Jeune par le Sport » est désormais sur les rails. Présenté début 2026, il fixe une ambition claire : accompagner 100 000 jeunes vers l’emploi d’ici 2030 grâce au levier du sport.

Porté par la mission interministérielle sur l’inclusion par le sport et l’Équipe de France de l’inclusion par le sport, en lien étroit avec le CNOSF et France Travail, ce plan entend changer d’échelle et faire du sport un pilier des politiques publiques d’insertion.

Un constat partagé : une jeunesse fragilisée, un potentiel sous-exploité

Le plan part d’un double constat :

  • 1,5 million de jeunes ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études (NEET)
  • Dans le même temps, des centaines de milliers de postes restent vacants

À ces chiffres s’ajoutent des fragilités sociales, éducatives et psychologiques qui touchent l’ensemble des territoires, urbains comme ruraux. Or, 71 % des jeunes fréquentent un club sportif et 3,1 millions de licences ont été délivrées aux 15–29 ans en 2022.

Le club est souvent le dernier lieu de socialisation structurant.

Le sport n’est pas seulement une pratique : c’est un cadre, des repères, des valeurs – engagement, coopération, persévérance – directement transférables dans le monde professionnel.

Une stratégie en trois leviers

Pour atteindre son objectif, le Plan repose sur trois principes structurants :

  1. Aller vers les “jeunes invisibles”, en s’appuyant sur les clubs, les missions locales, les associations et les acteurs sociaux ;
  2. Mobiliser les forces éducatives, sportives et économiques, en articulant emploi, formation, sport, santé et cohésion sociale ;
  3. Garantir des débouchés professionnels réels, via des passerelles directes avec les entreprises et un modèle économique partagé.

L’ambition est également quantitative :

  • 100 000 jeunes accompagnés ;
  • 20 000 clubs mobilisés ;
  • 5 000 coachs d’insertion formés ;
  • 1 000 entreprises engagées ;
  • 20 « Cités du Sport et de l’Inclusion » déployées dans les territoires

Les collectivités : échelon décisif de la réussite

Le plan identifie clairement les collectivités territoriales comme l’échelon décisif de l’action publique locale. Il leur est proposé :

  • De renforcer les politiques sportives à visée éducative et sociale ;
  • De coordonner clubs, établissements scolaires et acteurs sociaux ;
  • De s’engager dans la dynamique des « Cités du Sport et de l’Inclusion » ;
  • De participer à une gouvernance départementale décentralisée, impulsée par France Travail et le CNOSF

Le sport devient ainsi un levier transversal, au croisement des politiques jeunesse, insertion, santé, prévention et cohésion sociale.

Un changement d’échelle attendu

Depuis dix ans, de nombreuses initiatives ont démontré l’efficacité de l’insertion par le sport : coachs d’insertion, clubs sportifs engagés, médiation socio-sportive, partenariats, entreprises. Le Plan « Jeune par le Sport » propose désormais de capitaliser, structurer et généraliser ces expérimentations, avec un modèle économique pérenne et une montée en charge progressive jusqu’en 2030

Pour les élus en charge du sport, il s’agit d’une opportunité stratégique :

  • Affirmer le rôle social du sport dans les territoires ;
  • Renforcer les coopérations locales ;
  • Reconnaître la collectivité comme acteur central de l’insertion des jeunes.

Nous invitons nos adhérents à partager leurs initiatives en matière d’insertion par le sport et à contribuer aux travaux nationaux secretariat@andes.fr

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